22 janvier 2007
En jeux
Les membres des 94 chambres départementales d'agriculture vont être élues le 31 janvier. Tous les six ans, ce scrutin permet d'appréhender l'évolution du monde agricole, de mesurer le poids des divers syndicats, et de fixer le montant de leur subvention publique.
Le résultat national est davantage un enjeu que le nombre de chambres remportées - mode de scrutin oblige, la FNSEA en récupère toujours la quasi-totalité.
Les interrogations portent sur le futur score du syndicat majoritaire. Passera-t-il, pour la première fois, sous la barre des 50 % ou préservera-t-il sa majorité absolue ? Le cas de figure est peu probable, mais l'enjeu est bien là. En 2001, avec 52,4 % des voix, la FNSEA n'a jamais été aussi proche de ce seuil fatidique !
La FNSEA fait campagne en jouant de son habituelle partition, l'unité paysanne. "Pouvons-nous nous payer le luxe d'éparpiller nos forces ? Pouvons-nous laisser faire des utopistes qui veulent changer le monde ou des démagogues toujours en retard d'une guerre ?"
Mais, pour ses concurrents, tout irait mieux si l'érosion du score de la FNSEA l'entraînait sous les 50 %...
Car, quoi qu'ils en disent, les syndicats sont marqués politiquement. Prompts à étiqueter leurs rivaux ("communiste" pour le Modef, "Verts" pour la Confédération paysanne, "UMP" pour la FNSEA et "MPF" pour la Coordination rurale), ils rechignent à se définir eux-mêmes et préfèrent jurer de leur apolitisme.
Un passage sous ce seuil ne changerait concrètement rien mais légitimerait leur ultime revendication, signant selon eux la victoire réelle du pluralisme.
Amis paysans, vous savez désormais pour qui voter, car c'est certain, il vaut mieux ne rien changer dans le monde agricole :
Tout va bien Madame la Marquise, je vous le répéte, Tout va bien Madame, vos cerfs travaillent ...:
Salut Harald !
05:30 Publié dans Solutions | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : syndicat, politique, paysans, élection


