16 juillet 2008
Acidification
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08 juillet 2008
Pollution sonore
La pollution sonore est la menace la plus grave qui pèse sur le milieu marin.
C'est un cri d'alarme que lancent les bioacousticiens présents à la conférence mondiale qui réunit, depuis le 29 juin et jusqu'au 4 juillet à Paris, plus de 4 500 spécialistes de l'acoustique.
Signe de l'importance que ceux-ci attachent à la question, ces rencontres, qui traitent de tous les aspects - scientifiques, médicaux ou industriels - de la discipline, ont été ouvertes par une communication sur l'impact des sources sonores sur les mammifères marins.
Cette pollution d'origine anthropique est multiple : transports maritimes (plus de 50 000 bateaux de gros tonnage croisent sur le seul territoire maritime européen), recherche de gisements pétroliers et gaziers (parfois effectuée à l'aide de canons à air comprimé), manoeuvres militaires (avec utilisation d'explosifs ou de sonars), éoliennes offshore, avions supersoniques... Autant de décibels qui peuvent avoir des effets désastreux sur les mammifères marins, en particulier les cétacés (baleines, dauphins, cachalots, orques, marsouins et autres narvals), mais aussi les pinnipèdes (morses, phoques, otaries).
Le mode de communication de la baleine, lui, est encore très mal connu. Ce géant est capable de "parler" avec ses congénères à des milliers de kilomètres de distance, à l'aide de signaux sonores à très basse fréquence qui colportent sans doute, à travers les océans, des informations sur les bancs de poissons ou de planctons. Plus de 80 espèces de cétacés sont recensées et chacune possède ses spécificités.
Les bruits générés par l'homme peuvent, s'ils sont intenses, provoquer des lésions dans les organes de réception auditive des mammifères ou affecter plus largement leurs systèmes sensoriels, avec des conséquences parfois mortelles.
Sans être forcément léthale, la pollution sonore anthropique "créé un "smog acoustique" qui masque les signaux émis et captés par les mammifères marins, perturbant ainsi les mécanismes qui leur sont nécessaires pour communiquer, se nourrir et se reproduire", explique Michel André.
D'autant que dans le même temps, ces prédateurs, situés au sommet de la chaîne alimentaire marine, doivent faire face à la dégradation de la qualité des eaux ainsi qu'au réchauffement climatique qui affecte les ressources en plancton.
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04 juillet 2008
Ours
Ole Bronlund n'est pas un scientifique. Il insiste là-dessus. Mais, après avoir été chasseur d'ours et de phoques pendant quelque trente-cinq ans dans l'est du Groenland, cet Inuit de 50 ans n'en est pas moins un spécialiste des ours. Et en entendant parler de ces ours voyageurs qui avaient dérivé jusqu'en Islande, il est allé consulter le site Internet de l'Institut danois de météorologie, qui publie l'état de la banquise le long des côtes du Groenland.
"Début juin, il y avait moins de 100 kilomètres entre la banquise du Groenland et le nord-ouest de l'Islande, dit-il.Les ours peuvent voir à des dizaines de kilomètres. Ils peuvent sentir des odeurs très loin aussi. Alors j'imagine que ces ours ont dérivé et que lorsqu'ils ont aperçu l'Islande, ils ont nagé jusqu'à la côte, s'ils n'ont pas été portés complètement sur un bloc jusqu'à la côte." Avec leurs grosses pattes en forme de pagaie, les ours peuvent de fait nager jusqu'à 100 kilomètres.
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02 juillet 2008
La dérive islandaise de l'ours polaire
Pour les Islandais, c'est un sale coup. Abattre des animaux menacés de disparition en ces temps de prise de conscience globale ne vous fait pas que des amis. Surtout que les ours ont été abattus par la police, comme de vulgaires criminels en fuite. Le premier ours est arrivé à Skagafjordur le 3 juin, où un fermier l'a aperçu en train de déambuler le long d'une route. Vision étonnante, car l'ours blanc n'est pas un animal qui peuple l'Islande.
Pour Thor Jakobsson, le problème doit venir de là-haut, "car la glace dérivante n'a rien d'inhabituel au large de l'Islande en cette saison". C'est même de là que provient le nom du pays, pays de la glace. Mais, pour lui, il y a peu de doute sur l'origine du phénomène : "Depuis 2001-2002, j'ai constaté des changements radicaux dans la banquise dans notre zone, le long de la cote groenlandaise, à cause du réchauffement climatique, assure-t-il. Il y a moins de glace."
Un drame pour l'ours blanc. Il en reste de 20 000 à 25 000 autour du pôle Nord et ils sont présentés comme la première espèce victime à moyen terme du réchauffement climatique, car ils dépendent de la banquise pour sa survie. Leur technique de chasse au phoque repose dessus.
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13 mai 2008
Au Cameroun, le trafic de bois illégal continue de prospérer
La palette est vaste. En plus des coupes sauvages, possibles grâce à l'achat d'un réseau local d'influences (administration forestière, gendarmerie, armée, etc.), l'accès à la ressource est assuré grâce au trafic de titres d'exploitation. A côté des grandes concessions, soumises à une gestion forestière plutôt stricte, sont distribués des "petits titres". Leur nombre a doublé en 2007, et c'est sur eux que s'appuient les réseaux frauduleux.
Exemples à l'appui, Les Amis de la Terre montrent comment les "autorisations de récupération de bois", délivrées en principe lors de l'ouverture de routes ou de la création d'infrastructures, dissimulent souvent des projets fictifs.
Les chiffres varient entre 15 % et 40 % des volumes exportés. Cette situation est d'autant plus préoccupante que l'Union européenne négocie actuellement avec le Cameroun un accord pour obtenir des garanties sur la traçabilité des marchandises achetées.
Mais que vaut la signature de l'Etat camerounais ?
19:34 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 avril 2008
Vite !
L’équilibre climatique de l’hémisphère nord pourrait « basculer » d’ici sept à dix ans, provoquant une hausse aussi subite que sensible de la température moyenne du globe, en raison de la disparition de plus en plus prévisible de la calotte polaire en été et du réchauffement de l’océan Arctique.
Le professeur Fortier, rejoint les conclusions de plusieurs autres éminents chercheurs, dont James Hansen, qui dirige le Goddard Institute de la NASA. Hansen soutient depuis quelques semaines que l’humanité a franchi en 1990 le seuil critique dans le dossier des changements climatiques, lorsque la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère terrestre a dépassé le cap des 350 parties par million (ppm). Nous en sommes présentement à 385 ppm et cette concentration augmente au rythme de 2 à 3 ppm par année.
Avec la disparition prévisible de la calotte polaire d’ici quelques années, prévoit ce chercheur, c’est tout le bilan radiatif de notre hémisphère qui va soudainement basculer, faute d’apports en froid et en fraîcheur pour maintenir les températures tempérées actuelles. Il faut donc, dit-il, devancer de 30 ans les prédictions du GIEC, ce que corrobore aussi la fonte beaucoup plus rapide que prévu des glaces du Groenland.
20:03 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 avril 2008
FAIM
Deux agriculteurs ont décidé de porter plainte devant le tribunal administratif de Poitiers contre l'Etat pour "dénoncer la contamination" de leur champ bio "par du maïs OGM", ont-ils annoncé mardi lors d'une conférence de presse à Villiers-en-Plaine (Deux-Sèvres).
Le maïs contaminé se trouve sur une parcelle d'un hectare à Echiré (Deux-Sèvres) appartenant à Christian Veillat et à son fils Julien et située à plus de 25 km de la première parcelle de maïs OGM officiellement cultivée dans le secteur.
"Soit la polennisation se porte plus loin que 25 km et cela démontre un risque réel ou alors il y a dans ce secteur des agriculteurs qui ont développé des OGM sans les déclarer", a déclaré Serge Morin, vice-président de la région Poitou-Charentes, devant la presse.
"C'est la preuve que les organismes génétiquement modifiés sont incontrôlables", a ajouté Julien Veillat.
L'analyse avant récolte a décelé la présence d'OGM issu du maïs Mon810 inférieure à 0,9% et "les contre-expertises ont confirmé le premier résultat", selon Julien Veillat.
La coopérative de tutelle, la Coopérative régionale d'agriculture biologique (CORAB), a décidé de se constituer partie civile tout comme le Conseil régional de Poitou-Charentes.
"Nous voulons que les responsables soient condamnés car les agriculteurs ont été pénalisés dans leur travail et nous voulons défendre l'image de l'excellence environnementale de la région", a expliqué M. Morin.
Georges Castiel, médecin et porte-parole du collectif vigilance OGM Poitou-Charentes, a estimé que "cette affaire est un cas concret d'école". "On voit les limites du projet de loi discuté à l'assemblée. Il y a impossibilité de faire coexisté les deux filières", selon lui.
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20 mars 2008
Alerte !
Au cœur de la forêt tropicale retentit le vrombissement lointain d’une tronçonneuse, déchirant le silence de midi. Ce fracas, dont l’écho s’éveille d’arbre en arbre, c’est le bruit de la destruction qui se répercute de continents en continents dans la forêt primaire ceinturant la planète. Du Brésil à l’Afrique Centrale, en passant par les îles autrefois luxuriantes des archipels asiatiques, l’emprise humaine décime la forêt.
Les écologistes, dans l’indifférence, ont sonné l’alarme depuis des décennies.
Les experts mettent toujours en garde contre l’extinction des espèces et des variétés végétales, contre la perte des habitats dépendant des écosystèmes forestiers, contre l’érosion du sol et d’autres méfaits. Mais les scientifiques s’inquiètent aujourd’hui d’une manière pressante d’un autre phénomène : le lien vital de l’interaction entre les arbres et le climat.
Le réchauffement climatique devrait dessécher et faire mourir de vastes étendues de forêts tropicales. Et ces forêts, en disparaissant, contribueront à ce réchauffement.
« Si nous perdons les forêts, nous perdons le combat contre le réchauffement climatique, » ont averti plus de 300 scientifiques, groupes de défense de l’environnement et dignitaires religieux, qui ont lancé un appel à l’action à la conférence de Bali, en décembre.
22:50 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 février 2008
Un insecte parvient à résister au coton OGM censé l'éradiquer
Cela fait maintenant plus de dix ans que le coton génétiquement modifié Bt est commercialisé.
Il a été depuis introduit et testé dans plus de vingt pays. Sa culture est un succès évident pour Monsanto, la principale entreprise de coton Bt.
Pour la première fois, un insecte est parvenu dans la nature à développer une résistance à une toxine produite par une plante génétiquement modifiée pour l'éradiquer. Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d'administrer aux Etats-Unis une démonstration brillante de la théorie de l'évolution : quand une population est soumise à une pression de sélection, la survenue de mutations peut favoriser sa perpétuation.
Les premières chenilles de papillon résistantes ont été détectées à partir de 2003, dans des champs de l'Arkansas et du Mississippi. Certaines étaient capables de survivre à des doses de toxine 500 fois plus élevées que celles tuant ces insectes, dans les mêmes parcelles, avant l'introduction de ce coton dit Bt.
10 ans de cultures...
Nous sommes en 2008, les premiers insectes résistants sont apparus en 2003...
Ca nous fait donc grosso-modo 5 ans pour que le papillon s'adapte, pas mal !
Bon ben voilà, nous le savions bien que cela allait arriver...
Que faire ?
Nos braves scientifiques savent-ils maintenant que faire ?
Et Monsanto, ils vont nous pondre un insecticide de plus à mettre sur les OGM ?
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15 novembre 2007
Retour vers le futur
9,8 dollars, c’était le prix des 159 litres de brut en décembre 1998. 98 dollars, le 7 octobre 2007, c’est du fois dix.
Neuf ans plus tard, le monde de l’énergie est durablement transfiguré. Et le pétrole s’accroche à un sommet duquel il risque bien de ne plus dévisser.
Poussé par la boulimie de grands pays émergents, Chine en tête.
Attisé par les spéculateurs qui préfèrent les matières premières aux joies, douloureuses, des subprimes.
Gonflé par un dollar de plus en plus considéré comme une monnaie de singe par les pétromonarchies.
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