24 septembre 2009

yikebike

29 juillet 2009

Bonne Vacances

16 juin 2009

Tracer la voie du progrès

Tracer la voie du progrès

Les indicateurs sont des outils très puissants. C’est souvent les choses que l’on calcule, mesure et dont on rend compte qui nous informent et nous permettent de déterminer si nous nous portons mieux qu’avant, si nous laissons un monde meilleur à nos enfants, et ce que nous devons changer.

Actuellement, pour mesurer notre rendement en tant que société, nous nous appuyons sur une gamme restreinte d’indicateurs d’activité économique. Même si les architectes de la comptabilité nationale n’ont jamais prévu que des outils tels le PIB servent à jauger le niveau de mieux-être général, quand il y a croissance rapide de l’économie, nous tenons pour acquis que « nous nous portons mieux ».

En adoptant une perspective aussi étroite du mieux-être, nous ne prenons pas en compte beaucoup de choses que les Canadiennes et Canadiens tiennent pour importantes. Au moment où notre environnement naturel se détériore, où les conditions de vie des peuples autochtones du Canada ne s’améliorent pas, où le fossé entre les riches et les pauvres se creuse davantage et où le stress lié au manque de temps s’accroît, il n’est pas étonnant qu’un portrait économique rose bonbon jure souvent avec ce que la population canadienne sait être sa réalité au quotidien.

Cette perspective étroite signifie aussi que nous ne saisissons pas les occasions d’agir sur ces facteurs qui auraient pour effet d’améliorer fondamentalement notre santé, mieux-être et prospérité économique.

C’est en ce sens que l’Indice canadien du mieux-être (ICME) fera une grande différence.

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imaginez un indice (ensemble d’indicateurs) qui ferait le lien entre la situation économique et la prospérité économique à long terme de notre pays et les conditions sociales, environnementales et en matière de santé qui façonnent nos collectivités. Imaginez un indice qui :

- Discrimine entre les bonnes choses (comme la santé et l’air pur) et les mauvaises choses (comme la maladie et la pollution).

- Considère le bénévolat et les soins non rémunérés dispensés aux personnes comme un bien collectif et la surcharge de travail et le stress comme des déficits sociaux.

- Accorde une valeur à des facteurs comme le niveau de scolarité, la sécurité économique, un environnement propre et l’équité sociale ;

- Reconnaît la valeur de mieux équilibrer les investissements pour promouvoir la santé et les dépenses pour traiter la maladie.

L’Indice canadien du mieux-être, l’ICME, est une jauge qui permettra de faire tout cela.

02 mai 2009

La prospérité sans la croissance ?

Quand une commission du gouvernement britannique publie un rapport appelant à mettre un terme à la croissance économique, il semble tout à coup que notre monde soit en pleine mutation. La croissance est l’objectif central pour les économistes depuis le début de la révolution industrielle.

Aujourd’hui le professeur Tim Jackson, le Commissaire Economique de la Commission du Développement Durable du Royaume-Uni publie un ouvrage qui résume l’état actuel de nos connaissances sur la croissance économique et montre de façon convaincante qu’il faut y mettre un terme.

Nous avons tous entendu parler des effets de la croissance sur l’environnement, tels que l’épuisement des ressources et le réchauffement de la planète. L’opinion communément admise est que nous pouvons y faire face en adoptant des technologies plus efficace. Mais ce livre affirme qu’il n’existe pas de scénario plausible dans lequel le progrès technologique pourrait à lui seul réduire suffisamment les émissions de gaz à effet de serre si la croissance se poursuit à son rythme actuel. « La taille de l’économie mondiale est presque cinq fois supérieure à ce qu’elle était il y a un demi-siècle. Si elle continue à croître au même rythme, ce chiffre sera de 80 en 2100. » Les efforts déployés pour utiliser au mieux la technologie afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre seront vraisemblablement submergés par ce rythme rapide de croissance.

Mettre un terme à la croissance économique n’implique pas pour autant faire des sacrifices. Les données montrent que, au-delà d’un certain point, la croissance n’entraîne pas un accroissement de notre bien-être. Par exemple :

- Les comparaisons internationales sur la perception du bonheur indiquent que l’élévation du revenu par habitant est corrélée avec la perception du bonheur jusqu’à ce que le revenu atteigne un niveau situé environ entre la moitié et les deux tiers de ce qu’il est aujourd’hui aux États-Unis. Au-delà, il n’y a pas de corrélation entre l’augmentation des revenus et celle du sentiment de bonheur.

- Les indices qui pondèrent le PIB pour mesurer le bien-être avec plus de précision donnent des résultats similaires. Par exemple, l’Indicateur de progrès véritable (Genuine Progress Indicator) montre que, jusqu’aux années 1970, le bien-être des américains augmentait avec le revenu. Mais depuis lors le sentiment de bien-être a baissé, bien que le PIB par habitant ait continué à augmenter.

- Les comparaisons internationales des autres mesures du bien-être, comme l’espérance de vie et la réussite scolaire, donnent également des résultats similaires.

Le consensus est que la croissance est nécessaire pour réduire le chômage et promouvoir la stabilité économique. Comme on peut le constater au cours de cette récession, lorsque la croissance faiblit, les entreprises réduisent leurs niveaux d’investissement et licencient les travailleurs, rendant l’économie moins efficace et augmentant le chômage. On pense également que nous avons besoin de croissance pour faire face à des niveaux élevés de dette privée et publique.

En réponse à ces questions, l’ouvrage cite les études de Peter Victor, un économiste canadien qui a utilisé des modèles informatiques pour étudier la manière dont l’économie canadienne réagirait à un arrêt de la croissance. Les résultats se transforment de façon spectaculaire en modifiant les valeurs des variables macro-économiques telles que le taux d’épargne, les taux d’investissement public et privé, et la durée de la semaine de travail. Dans l’un des modèles testé, la fin de la croissance entraîne l’instabilité économique, un chômage élevé et une augmentation de la pauvreté. Avec d’autres paramètres, la fin de la croissance apporte la stabilité économique, une réduction de moitié à la fois du chômage et du taux de pauvreté, et une réduction du ratio de la dette au PIB de 75%.

Ces différences dans ce deuxième scénario proviennent en partie d’un taux d’épargne plus élevé, d’un plus faible taux de l’investissement privé et d’un taux plus élevé de l’investissement public.

En outre, « le chômage est évité... en réduisant à la fois le nombre total et le nombre moyen d’heures de travail. La réduction de la semaine de travail est la solution structurelle la plus simple et la plus souvent citée au problème du maintien du plein emploi, avec une stabilité du niveau de production. » La fin de la croissance rendrait la vie plus facile en réduisant la quantité de travail que nous avons à fournir.

http://www.sd-commission.org.uk/publications/downloads/pr...

13 novembre 2008

Classique !

04 septembre 2008

Mer du Nord : Greenpeace protège les récifs de Sylt

France — Mercredi 13 août 2008. Greenpeace a entamé hier une opération en Mer du Nord afin de protéger les fonds marins, notamment contre la pêche au chalut de fond. S’aidant de 2 bateaux et d’une pelleteuse, les militants ont commencé à couler 150 blocs de granit, d'un poids de deux à trois tonnes chacun, au large des récifs de l'île de Sylt, au nord de l'Allemagne. Ces blocs visent à empêcher le chalutage de fond dans cette zone protégée.

En effet, cette zone, bien que qualifiée de protégée par l'Union européenne, fait régulièrement l'objet de pêches au chalut de fond et d'extraction de sable et de gravier.« Les récifs de Sylt doivent être réellement protégés, pas juste sur le papier ! » a déclaré Iris Menn, chargé de campagne océans pour Greenpeace Allemagne.

mer-du-nord-greenpeace-prote.jpg

Greenpeace demande que l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark et la Grande-Bretagne soutiennent leur demande auprès de l'UE pour une interdiction totale de la pêche dans cette zone.

Greenpeace appelle à la création de réserves marines couvrant 40% de la surface des océans. Fermer de vastes étendues à la pêche industrielle et à l’extraction est aujourd’hui la seule façon de régénérer des océans moribonds.

01 août 2008

Chiffres

Sur une distance de 10 km, une conduite limitée à 110 km/h fait diminuer de 40 % le risque d'accident et de 20 % la consommation de carburant. De plus, rouler à 110 km/h permet de limiter les ralentissements en accordéon sur l'autoroute. Quant à la perte de temps, elle n'excède pas 50 secondes.
Mais, il faudrait avant tout mettre les camions sur des trains...

25 juillet 2008

Tracteur

Son vieux tracteur ne lui sert plus qu'à écouter des chansons d'amour au moment de la sieste. Hukma Ram, un agriculteur qui possède 35 hectares de terres, a bien dû se rendre à l'évidence depuis que le vendeur de bidons d'essence, situé à 25 kilomètres de chez lui, a augmenté ses prix : rouler en tracteur est devenu un luxe. Il a finalement redécouvert un autre moyen de transport, plus économique, qui peut charger jusqu'à 250 kg de marchandises, avance à une vitesse moyenne de 30 km/h, ne tombe jamais en panne et, surtout, ne consomme pas d'essence.

chameaux.jpg

 

"Le chameau est l'avenir du tracteur", glisse-t-il, avec un large sourire entre ses oreilles percées de boucles d'or. Sur les routes qui traversent les paysages désertiques du Rajasthan, les chameaux n'ont jamais été aussi nombreux à tirer, sous un soleil de plomb, des charrettes transportant des bidons d'eau, des villageois ou encore du matériel agricole. "C'est plus lent mais ça ne consomme que de l'eau et des feuilles d'arbustes", marmonne Hukma Ram.

A la foire de Pushkar, la plus importante du pays, qui a lieu tous les hivers dans un village du Rajasthan, un chameau se vend en moyenne 300 euros, soit cinq fois plus qu'il y a quatre ans. Désormais, la clientèle vient de loin, notamment des grandes villes, car le chameau est capable de passer des dunes de sable au bitume sans sourciller. "Il sait gérer la circulation tout en restant serein. On le conduit comme une voiture. Un coup à droite pour accélérer, et un coup à gauche pour freiner", assure Hukma Singh, un vendeur.

Le chameau est le seul moyen de transport qui offre un retour sur investissement aussi rapide. Avec une charrette qui ne coûte que 500 euros, la mise de départ est raisonnable. "Il y a tellement d'embouteillages en ville que ça ne sert plus à rien de s'acheter une petite camionnette pour aller plus vite", insiste Hukma Singh.

 

10 avril 2008

Le seuil dangereux de CO2

Dans des travaux non encore publiés mais dont une version de travail a été mise en ligne, lundi 7 avril, sur le serveur ArXiv, le directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) et ses coauteurs évaluent le seuil de danger à 350 ppm environ. Or ce niveau a été atteint en 1990. Il se situe aujourd'hui à 385 ppm.

"Il est possible de revenir à un taux de 350 ppm, assure M. Hansen. Il faut un moratoire sur les centrales à charbon puis supprimer progressivement tous les usages de la houille d'ici à 2020-2030. Il faut aussi revoir nos pratiques agricoles et forestières de façon à séquestrer du carbone."

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont analysé les séries de données retraçant les grandes évolutions climatiques de la planète sur plus de 50 millions d'années.

Pour déterminer un seuil limite, "nous avons examiné la vitesse de déplacement des isothermes, le retrait des glaciers - qui sont très importants pour l'alimentation en eau -, la vitesse d'élévation du niveau des mers, la déstabilisation des calottes glaciaires et la réaction des récifs coralliens", précise Valérie Masson-Delmotte.

 

 

12 février 2008

Pourquoi les magasins laissent-ils leurs portes ouvertes?

Tous les commerçants le disent: le badaud pénètre plus fréquemment dans un magasin si la porte est déjà ouverte.

En termes de stratégie commerciale, quelqu'un qui entre par hasard n'achètera pas forcément; mais quelqu'un qui ouvre lui-même la porte est plus enclin à en faire de même avec son porte-monnaie. Autre règle: une porte fermée donne un standing certain à un magasin, mais l'absence de sas encourage le touriste à la visite et fait le pari d'un achat irréfléchi.

Un argument, incontestable, s'ajoute à ce débat: le bâtiment est le plus gros consommateur d'énergie en France.

Il absorbe 42,5% de l'énergie. C'est plus que les transports, par exemple, qui consomment 30% de l'énergie hexagonale.

Or, le chauffage, c'est 70% de l'énergie consommée par le logement.

 De quoi s'interroger sur la pertinence de chauffer un magasin pour en laisser les portes ouvertes, et, six mois plus tard, de faire de même avec la climatisation.

Le faites-vous chez vous ?

Faites comme moi, dites-le aux commerçants. 

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